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 Abidjan plusprod.biz! showbizz, production et musique ivoirienne à Abidjan Cote d'Ivoire / Corruption - Affaire « Un gynécologue viole une femme-policier » / Le médecin à la Maca depuis hier - News

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Corruption : Affaire « Un gynécologue viole une femme-policier » / Le médecin à la Maca depuis hier
Posted by samemous on 2008/9/9 12:46:11 (1 reads)



Ces jours-ci, c’est certain que l’affaire va faire grand bruit. Une affaire de viol d’une femme policier par un gynécologue.


Suivons donc cette histoire qui ne peut que révolter et qui remet même en cause la morale d’une partie du corps médical. Les termes sont un peu durs, mais il le faut pour prendre la juste mesure de choses. Les faits tels qu’ils nous ont été rapportés dans leur « nudité ». Une affaire à la fois choquante et dégoûtante.
C’est la victime elle-même, blessée dans sa chair et sa dignité de femme, qui nous la rapporte. A en croire donc dame G.L, sergent de police, en service dans une institution, le mardi dernier 19 février, elle rencontre son gynécologue le Dr K. Ce dernier à qui elle explique le mal dont elle souffre, répond qu’il n’en a pas la compétence. Néanmoins, il lui conseille son collègue Dr Sorou Assomption qui officie à Yopougon-Ananeraie, dans une clinique dénommée « Sainte Jeanne Léora ». Aux alentours de midi, elle y débarque. Le toubib la reçoit dans son bureau et elle lui explique son mal. L’homme lui demande de se dévêtir à moitié. C’est tout à fait normal.
Aussi se débarrasse-t-elle de ses dessous avant de s’étendre sur le petit lit d’auscultation. Toujours selon les explications de la femme-policier, le praticien fait recours à un genre d’éprouvette qu’il recouvre d’un préservatif avant de l’enfoncer dans ses parties intimes. Il y balade le tube tout en lui demandant de suivre tous les mouvements à travers l’écran d’un échographe. Puis le gynécologue, grâce à ce procédé, lui signifie qu’elle souffre d’un fibrome, mais qui ne saurait avoir des conséquences sur sa procréation. Mais après ce diagnostic, le gynécologue ne met pour autant pas un terme à la consultation. Cette fois, il fait recours à un tube un peu plus effilé avec au bout, une petite lumière. Ce tube-là, il l’enfonce de nouveau dans les parties intimes de la dame. Et lorsqu’il le fait tournoyer, il lui demande la sensation qu’elle éprouve. Le sergent-chef G.L répond qu’elle n’a aucune sensation particulière. Pour expliquer cette séance, le Dr Sorou Assomption indique qu’il est à la recherche du col de l’utérus qu’il lui faut absolument retrouver. Puis un peu plus tard, le médecin fait remplacer le tube effilé par sa main recouverte d’un gang près de la peau. Puis ce sont encore des mouvements à travers le sexe. A un moment donné, selon la femme-policier, le toubib se met à palper son clitoris. A quoi cela obéit-il ? C’est la question que G.L pose au gynécologue. Ce dernier, à l’en croire, répond que c’est purement et simplement une pratique médicale visant à exciter la patiente de sorte à ce que le col de l’utérus se présente facilement.
Cela va lui permettre à lui, d’examiner cet organe, avant de poser un autre diagnostic. Et pendant cette manœuvre pour le moins singulière, conclut la bonne dame, il lui demande si elle ne ressent toujours rien. Devant la réponse négative, la femme-policier soutient que le médecin lui recommande de se coucher, cette fois, sur le côté.

Doigts et...sexe

En clair, de lui tourner le dos, d’avoir le postérieur à sa taille et de descendre une jambe pendant que l’autre jambe est posée sur le petit lit. Une posture bizarre qui, selon la femme-policier, l’amène à s’interroger sur cette forme assez particulière d’ausculter. Et pendant ce temps, le médecin de ses doigts, continue de titiller son clitoris, pendant qu’elle a le dos tourné. D’ailleurs, il lui recommande de rester tranquille, prétextant que le col de l’utérus qu’il prétend rechercher, est pratiquement à portée de main. C’est à ce niveau que tout va se gâter. Ainsi, la pauvre femme qui s’explique, en pleurs, d’en arriver au plus abominable : « Sur le côté et le dos tourné, j’avais le postérieur pratiquement à la taille du médecin qui de plus, me demande de me cambrer. Puis à un moment donné, j’ai senti une poussée contre mon postérieur et quelque chose de gros et de dur pénétrer en moi. En tout cas, cette masse-là, n’a rien à voir avec les doigts de tout à l’heure. Il y a quelque chose d’anormal... ».
Puis le sergent G.L dit s’être brusquement retournée. La vérité, c’est que le toubib était en train de la posséder, dit-elle. « Lorsque d’un brusque mouvement de rotation je me suis retournée, j’ai senti son sexe se dégager de moi. Et ce sexe-là, était là à l’air libre. Tendu. Sans préservatif ». Puis surmontant quelques sanglots, le sergent de police explique que, tenant le gynécologue sur lequel elle s’est jetée, à la ceinture, elle joint son mari à partir de son cellulaire. Ce dernier, officier de police, débarque à la clinique. Il y découvre sa femme nue, tenant toujours le toubib par la ceinture. La braguette totalement descendue. Il fait immédiatement appel au commissariat de police du 17ème arrondissement de Niangon. Des agents de cet arrondissement se déportent sur les lieux et convient toutes les parties à leur base. La femme-policier s’explique. De sources policières proches du dossier, le médecin nie les faits. Invité à s’expliquer sur l’état de sa braguette descendue, le médecin note que cela n’avait rien à voir avec l’acte dont il est accusé. Selon lui, cette braguette était déjà défaillante et il se proposait même de confier son pantalon à l’un des employés qui devrait à son tour le mettre à la disposition d’un couturier pour réparation. Sur la base des accusations qu’il réfute, au commissariat de police du 17ème arrondissement, on estime qu’il n’y a pas de charges à retenir contre lui. Ce qui, selon nos sources, a indigné le procureur de la République, près le tribunal de Yopougon. Il ordonne que le dossier soit traité avec célérité. Pas avec une telle légèreté.
Sur donc ses injonctions, le médecin Sorou Assomption est, le vendredi dernier 22 février, interpellé et gardé à vue au commissariat de police du 17ème arrondissement. Ce lundi 25 février, il devait être déféré devant le parquet de Yopougon. Mais nous apprend-on, des mains obscures, au mépris de la dignité de la femme, manœuvrent pour que le toubib recouvre la liberté. Nous osons croire que la Justice saura garder toute sa dignité en évitant de tremper dans une telle combine. Si les faits sont établis, il va falloir que le médecin soit puni à la dimension de son acte pour éviter que celui-ci fasse école. Et s’il n’y a rien à lui reprocher, le droit devrait être également dit.



















YOPOUGON : Affaire « Un gynécologue viole une femme-policier » / Le médecin à la Maca depuis hier
2008-02-26 07:52:45 - Soir Info

Les temps sont brumeux, pour le Docteur Sorou Assomption, en service dans une clinique à Yopougon-Ananeraie .


Dans notre parution d’hier, nous faisions état de son arrestation par le commissariat de police du 17ème arrondissement de Niangon. Ce, pour les graves faits de viol dont il est accusé par le sergent de police dame G.L, en service dans l’une des institutions de la place.
Mis aux arrêts le vendredi dernier 22 février, le médecin hier lundi 25 février, aux environs de 11h, a été déféré devant le parquet de Yopougon, sous le chef d’accusation d’attentat à la pudeur. Mais à l’analyse du dossier, le parquet de Yopougon a jugé les faits suffisamment graves et les a requalifiés. Au lieu donc de d’attentat à la pudeur qui aurait pu le faire juger en flagrant délit, le toubib est cette fois frappé du chef d’accusation de viol. Les articles 354 alinéa 1er et 359 alinéa 2 du code pénal, lui ont été appliqués. De sources proches du parquet de Yopougon, une information judiciaire a été ouverte contre lui. Le dossier qui prend une tournure assez amère pour lui, a été transmis au doyen des juges d’instruction au premier cabinet. Le Docteur Sorou a donc été placé sous mandat de dépôt et convoyé à la Maca, où il devra attendre son procès qui pourrait, dit-on, ne pas intervenir maintenant. Et il risque fort de passer devant la Cour d’Assises. Parce que la loi réprime fortement le viol jugé au même pallier que les meurtres et autres assassinats. En tout cas, en attendant d’y arriver, le médecin continue de clamer son innocence.
Dans nos prochaines parutions, nous reviendrons sur des témoignages à nous apportés à la suite de la parution de notre article. Et ceux-là ma foi, ne sont pas du tout faits pour arranger le Docteur Sorou qui serait un habitué de telles pratiques avec certaines de ces patientes. Vrai ou faux ? Nous attendons de voir. Une chose est certaine, le médecin se retrouve sous un mauvais bistouri. Rappelons pour mémoire, que le sergent de police dame G.L a expliqué que le mardi 19 février dernier, au cours d’une consultation, le médecin lui a fait de bien vilaines choses. A l’en croire, l’homme profitant d’une posture singulière dans laquelle il l’a obligée à se tenir, sous prétexte qu’il cherchait l’utérus avec au départ ses doigts dans un gang, l’a subitement pénétrée. Et sans préservatif en plus. Touchée dans sa dignité de femme et de plus, mariée, elle a donc porté plainte. La suite est connue. En tout cas, nous reviendrons sur cette affaire qui ne manque pas de susciter des débats dans les foyers et autres lieux publiques.

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General : 2008 ! L'effondrement de l'économie US
Posted by samemous on 2008/9/9 12:43:19 (0 reads)



la fin du 3° trimestre 2008 marquera un nouveau point d'inflexion dans le développement de la crise systémique globale. A cette date en effet, l'impact cumulé de l'ensemble des différentes séquences de la crise (voir tableau ci-dessous) attendra sa puissance maximale et affectera donc de manière décisive le coeur même des systèmes concernés, au premier rang desquels se trouvent les Etats-Unis, épicentre de la crise actuelle. Aux Etats-Unis, ce nouveau point d'inflexion se traduira par un effondrement de l'économie réelle, ultime étape socio-économique de l'explosion en série des bulles immobilières et financières et de la poursuite de la chute de la valeur du Dollar. L'effondrement de l'économie réelle US représente tout simplement l'arrêt quasiment complet de la machine économique américaine : faillites privées et publiques en très grand nombre, fermetures massives d'entreprises et de services publics,

Signe avant-coureur, il est intéressant de noter qu'à partir de Mars 2008, le gouvernement américain interrompra la publication de ses indices économiques pour des raisons de contraintes budgétaires. Voici à notre avis un nouveau signal clair que les dirigeants américains s'attendent dorénavant à de bien sombres perspectives économiques pour leur pays.

Nous entrons désormais de plain-pied dans une période sans aucun précédent historique. Comme l'a souligné à maintes reprises depuis deux ans notre équipe de chercheurs, les comparaisons avec les crises précédentes de l'économie moderne sont fallacieuses. Il ne s'agit en effet ni d'un « remake » de la crise de 1929 ni d'une répétition des crises pétrolières des années 1970 ou boursières de 1987. Il s'agit bel et bien d'une crise systémique globale, c'est-à-dire affectant l'intégralité de la planète et touchant directement aux fondements du système international qui sous-tend l'organisation planétaire depuis des décennies.
Il est également édifiant de constater que deux ans après la publication de sa fameuse « Alerte crise systémique globale » qui avait simultanément suscité l'intérêt de millions de lecteurs dans le monde entier et l'ironie condescendante de la plupart des « experts » et « responsables » du monde économique et financier, tout le monde est désormais convaincu qu'il y a bien une crise, qu'elle est bien globale et pour la plupart qu'elle est peut-être bien systémique. Cependant, notre équipe reste toujours étonnée par l'incapacité qu'ont ces mêmes experts et responsables à appréhender la nature même du phénomène que nous vivons actuellement. A les lire, cette crise systémique globale ne serait qu'une sorte de crise, « classique » mais en plus « gros ». C'est ainsi que les médias financiers reflètent d'ailleurs les interprétations dominantes de la crise en cours. Pour notre équipe c'est là une démarche non seulement intellectuellement paresseuse mais moralement coupable car elle a pour principale conséquence de ne pas permettre aux lecteurs (qu'ils soient simples citoyens, investisseurs individuels ou responsables d'institutions privées ou publiques) de se préparer aux chocs à venir.



Ainsi, contrairement à ce que l'on peut lire ces dernières semaines dans les médias dominants, toujours prompts à tenter de camoufler la réalité pour servir les intérêts qui les dominent, nous souhaitons rappeler que c'est avant tout aux Etats-Unis que cette crise systémique globale prend avant tout une forme sans précédent (la « Très Grande Dépression US » comme l'a appelée notre équipe dès Janvier 2007 puisque c'est autour d'eux, et d'eux seuls, que s'est progressivement organisé le monde issu de la Seconde Guerre Mondiale. Les différents numéros ont largement expliqué cette situation. Pour résumer, nous jugeons utile de souligner que ce n'est ni l'Europe ni l'Asie qui ont un taux d'épargne négatif, une crise immobilière généralisée jetant à la rue des millions de citoyens, une devise en chute libre, des déficits publics et commerciaux abyssaux, une économie en récession et pour couronner le tout, des guerres coûteuses à financer.

Ce ne sont donc ni l'Asie ni l'Europe (plus exactement 'la zone Euro') qui subiront les conséquences les plus brutales, les plus durables et les plus négatives de la crise en cours ; mais bien les Etats-Unis et les pays/économies fortement corrélé(e)s aux Etats-Unis (ce que nos experts appellent désormais le « risque américain »). Il y a bien en effet « découplage » entre l'économie US et celles des autres grandes régions du monde. Mais « découplage » ne signifie pas « indépendance ». Il est bien évident, comme on a anticipé depuis de nombreux mois, que l'Asie et l'Europe seront affectées par la crise. « Découplage » signifie en revanche que les évolutions de l'économie US et celles des autres grandes régions du monde ne sont désormais plus synchronisées, que l'Asie et l'Europe évolueront dorénavant selon des trajectoires qui ne seront plus déterminées par celles de l'économie US.

La crise systémique globale marque en fait le début du « découplage » entre l'économie US et celles du reste de la planète. Les économies non « découplées » seront d'ailleurs celles qui vont être entraînées dans la spirale négative américaine.

Les exemples d'explosion des bulles immobilière (2006) et financière (2007) sont éloquents. En effet, l'immense majorité des opérateurs (non-spécialistes du secteur concerné) a découvert que la « fête était finie » bien après le renversement de tendance. Durant toute la période de retournement (qui dure en général 6 mois à 1 an maximum), la parole dominante a continué à prétendre que rien ne changeait et que les incertitudes naissantes n'avaient aucune raison d'être ; puis, que les problèmes resteraient confinés au secteur concerné et aux seuls Etats-Unis. Ceux, aux Etats-Unis et dans le reste du monde, qui ont écouté ce discours s'en mordent les doigts aujourd'hui car ils sont désormais prisonniers de maisons invendables (ou en passe d'être saisies) ou voient chaque jour un peu plus que la veille la valeur de leurs actions s'effriter.

Concernant les marchés boursiers, notre équipe avait anticipé dès Octobre 2007 que les bourses mondiales perdraient entre 20% et 60% selon les régions au cours de l'année 2008. Aujourd'hui, nous devons réévaluer nos anticipations en direction d'une baisse encore plus forte puisque, d'une part, les places boursières ont en général déjà perdu entre 10% et 20% depuis le début de l'année, et que, d'autre part, l'effondrement de l'économie réelle aux Etats-Unis d'ici la fin de l'été 2008 va entraîner toutes les bourses mondiales dans une spirale infernale. Pour nous, c'est vers une baisse de 50% en moyenne par rapport à 2007 que s'orientent désormais les bourses mondiales (y compris dans les pays émergents).

Ce type de réévaluation est typique du travail d'anticipation réalisé par nous. Nous cherchons chaque mois à discerner les tendances qui se renforcent ou au contraire s'affaiblissent afin d'en tirer les conséquences nécessaires pour améliorer la pertinence de nos évaluations. Nous ne cherchons pas à « avoir raison », à « vendre » ou « promouvoir » quoi que ce soit. Nous cherchons simplement et sans a priori à décrire à l'avance les conséquences concrètes des grandes tendances à l'oeuvre dans notre monde du début du XXI° siècle et à faire part à nos lecteurs des moyens permettant de se prémunir des conséquences les plus négatives.

Ici, avec notamment notre alerte sur l'effondrement de l'économie réelle aux Etats-Unis à partir de Septembre 2008, nous tentons à nouveau de prévenir ceux qui sont concernés par les conséquences de cet événement majeur qui va générer des troubles socio-politiques très graves aux Etats-Unis dont l'économie est véritablement en train de s'écrouler, ce qui aura bien entendu des retombées très lourdes sur l'ensemble des marchés financiers et monétaires et pour l'économie mondiale. Nous n'avons toujours pas atteint le coeur de la crise. Selon nous, il sera atteint dans la deuxième moitié de 2008.

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Corruption :  Le patrimoine des chefs d'Etat africains en France
Posted by samemous on 2008/9/9 12:40:23 (1 reads)



Le patrimoine des chefs d'Etat africains en France
LE MONDE | 31.01.08 | 13h28 • Mis à jour le 31.01.08 | 13h34

'est un monde enchanté où l'on vogue d'une villa de 9 pièces avec piscine à Nice à un hôtel particulier de l'Ouest parisien. Un univers surréaliste peuplé de Bugatti payées cash plus de 1 million d'euros. Un microcosme constellé d'une myriade de comptes bancaires. Oligarques russes? Rois du pétrole saoudiens? Stars d'Hollywood ? Non : chefs d'Etat africains producteurs de pétrole pour la plupart, mais dont les populations comptent parmi les plus pauvres de la planète.

Le fait que des dirigeants du continent noir investissent dans l'immobilier en France, qu'ils séjournent à Paris dans un luxe inouï, que leurs familles bénéficient de largesses financées dans la plus grande opacité n'est pas une révélation. Mais, cette fois, l'inventaire de ce patrimoine vertigineux n'est pas dressé par des militants tiers-mondistes en lutte contre la "Françafrique". Il se lit dans les 34 procès-verbaux rédigés entre juin et novembre 2007 par les policiers de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF).
Cette enquête policière, dont Le Monde a pu prendre connaissance, a été ouverte par le parquet de Paris en juin 2007. Elle faisait suite à une plainte pour "recel de détournement d'argent public" déposée en mars par trois associations françaises, visant cinq chefs d'Etat : le Gabonais Omar Bongo Ondimba, le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Burkinabé Blaise Compaoré, l'Angolais Eduardo Dos Santos, et le Guinéen Teodoro Obiang.
Au fil des centaines de pages du dossier se dessine une singulière carte du Paris africain, sorte de Monopoly où les présidents auraient jeté leur dévolu sur les artères les plus huppées. Foisonnant et cossu, le patrimoine immobilier est surtout localisé "dans des quartiers à forte valeur marchande, soulignent les policiers. Paris 16e, 8e et 7e arrondissements pour Omar Bongo et son épouse, Paris 16e et Neuilly-sur-Seine pour Jeff Bongo [un des fils d'Omar Bongo], Le Vésinet pour le frère de Denis Sassou Nguesso, Courbevoie pour Wilfrid Nguesso [neveu du président du Congo] ou Paris 16e pour Chantal Compaoré [épouse du président burkinabé]".
La découverte la plus spectaculaire se situe entre les Champs-Elysées et la plaine Monceau, dans le 8earrondissement de la capitale. Là, un hôtel particulier a été acquis le 15 juin 2007 pour la somme de 18,875 millions d'euros par une société civile immobilière (SCI). Celle-ci associe deux enfants du président gabonais, Omar Denis, 13 ans, et Yacine Queenie, 16ans, son épouse Edith, qui se trouve être la fille du président congolais Denis Sassou Nguesso, et un neveu de ce dernier, Edgar Nguesso, 40 ans.
Au total, sont répertoriés 33 biens (appartements, hôtel particulier et maisons) appartenant au Gabonais Omar Bongo ou à sa famille, et 18 autres dont le président congolais et ses proches sont propriétaires. Le patrimoine de loin le plus imposant concerne M.Bongo lui-même. Son nom est associé à pas moins de 17 propriétés immobilières, dont deux appartements avenue Foch (88 m2 et 210 m2) et un de 219 m2 lui aussi situé dans le 16e arrondissement. A Nice, une propriété "est constituée de deux appartements (170 m2 et 100 m2), trois maisons (67,215 m2 et 176 m2) et d'une piscine", précise le procès-verbal. "Un chef d'Etat, en fonctions depuis quarante ans dans un pays pétrolier et qui a des revenus officiels importants, peut économiser suffisamment d'argent pour acheter plusieurs appartements à Paris, explique Me François Meyer, avocat d'Omar Bongo et de sa famille. Surtout avec les prix très bas de l'immobilier pratiqués il y a vingt ou trente ans."
Selon les policiers, le président Bongo dispose de quatre adresses distinctes à Paris. Ali Bongo, qui est son fils et aussi son ministre de la défense depuis 1999, est également propriétaire avenue Foch tandis que son épouse Edith possède deux immenses logements dans le 7earrondissement, non loin de la tour Eiffel. De Nice à Neuilly-sur-Seine en passant – souvent – par le 16e arrondissement parisien, l'enquête recense aussi les propriétés de Jean Ping, ex-gendre d'Omar Bongo et actuel ministre des affaires étrangères, et d'autres fils du président gabonais comme Omar-Denis junior et Jeff, ainsi que de filles comme Audrey, Yacine Queenie, ou petite-fille comme Nesta Shakita.
En comparaison de ce petit empire immobilier, les autres chefs d'Etat visés apparaissent comme de petits propriétaires. Discret, le président congolais Denis Sassou Nguesso ne fait qu'"utiliser", selon les policiers, la Villa Suzette du Vésinet (Yvelines). Cette coquette demeure de 485 m2 était juridiquement la propriété de son frère Valentin, jusqu'à ce que, quelques semaines avant le décès de ce dernier à la fin 2004, elle soit cédée à une société de droit luxembourgeois aux actionnaires anonymes.
Les enquêteurs ont également répertorié un appartement de 9 pièces acheté à Paris (17e) en 2007 pour 2470000 euros par l'épouse du président congolais Antoinette Sassou Nguesso. Ils mentionnent aussi le logement de 10 pièces à 1 600 000 euros acquis en 2005 à Paris par leur fils Denis Christel, ainsi que l'hôtel particulier de 7 pièces avec piscine intérieure à Neuilly-sur-Seine acheté 3,15 millions d'euros en 2006 par Julienne, leur fille cadette.
Les mêmes policiers n'ont découvert aucun bien immobilier appartenant au président angolais Dos Santos ni au Burkinabé Blaise Compaoré. Seule la déclaration d'impôt sur la fortune de Chantal, l'épouse de ce dernier, a montré qu'elle possède deux biens immobiliers à titre personnel dans le 16e arrondissement. Dans le même quartier, le président guinéen Teodoro Obiang est propriétaire d'un appartement. Epluchant les fichiers fiscaux et bancaires, les enquêteurs de l'OCRGDF ont non seulement dressé la liste des biens immobiliers, mais aussi des comptes bancaires accueillant en France les avoirs de dirigeants africains et de leur famille.
Ainsi, Edgar Nguesso ne possède pas moins de 12 comptes dont 7 courants. Mais aucun n'apparaît au nom de son oncle, le président du Congo. Son homologue gabonais, lui, est titulaire de 11 comptes ouverts à Paris, Nice ou Créteil dont 6 comptes courants.
Dans leur élan, visiblement ébahis par leurs découvertes, les policiers ont étendu leurs investigations au domaine des voitures de luxe, qui n'était pas explicitement visé par la plainte. Chez les concessionnaires Mercedes, Bugatti ou Aston Martin, ils ont retrouvé ce qu'ils n'avaient pas obtenu pour les appartements : les chèques et les virements ayant servi aux paiements.
"Le financement de certains véhicules apparaît pour le moins atypique", notent les enquêteurs, maniant l'euphémisme à propos de "ce parc automobile conséquent". Les deux Ferrari acquises pour près de 400 000 euros par Ali Bongo, la Maybach à 424 477 euros d'Edith Bongo, les trois Bugatti à 1 million d'euros pièce fabriquées spécialement pour Teodoro Nguema Obiang, le fils du président de Guinée équatoriale, ont été payés au moyen de chèques tirés par des sociétés au profil opaque.
De même, notent les policiers, Wilfrid Nguesso, neveu du président congolais, "règle le solde d'achat d'un véhicule Aston Martin type DB9 par un virement émis par Matsip Consulting", une société de droit luxembourgeois aux associés inconnus qui apparaît également comme propriétaire de la Villa Suzette du Vésinet.
Le fils du président de la Guinée équatoriale a, lui, acheté au total en France "une quinzaine de véhicules pour un montant estimé de plus de 5,7 millions d'euros", acquittés là encore par des virements de sociétés intermédiaires. Son nom, Teodoro Nguema Obiang, a été cité en 2004 dans un rapport du Sénat américain sur les transactions suspectes couvertes par la Riggs Bank qui, à Washington, gérait alors plus de 60comptes au nom des responsables de ce petit Etat pétrolier et de leur famille.
En fait de "financement atypique", les enquêteurs français se sont vivement intéressés au chèque de 390 795 euros tiré en février 2004 par la "paierie du Gabon en France" pour régler la "Maybach 57" (une marque allemande concurrente de Rolls-Royce) de couleur "bleu Côte d'Azur" destinée à "Madame la Présidente Edith-Lucie Bongo-Ondimba". A en croire ce chèque, dont la copie figure au dossier, l'argent public gabonais financerait le véhicule de grand luxe de la première dame du pays, qui n'a pourtant aucune fonction officielle.
Le même compte de la "paierie du Gabon" ouvert à la Banque de France et utilisé pour régler les frais de fonctionnement de l'ambassade à Paris a servi à financer la moitié d'une Mercedes à 75858euros dotée d'un "toit ouvrant panoramique" achetée en septembre 2006 à Paris par Pascaline Bongo, la fille du président, qui est aussi sa directrice de cabinet. Curieusement, le reliquat de 41 370 euros a été acquitté par un chèque signé de Me François Meyer, avocat du président Bongo. "Cela peut étonner, admet Me Meyer. Mais je peux faire des cadeaux à la fille du président Bongo, que je connais depuis vingt ans." D'où vient l'argent? Au vu de ce somptueux état des patrimoines, la question de l'origine des fonds s'impose. L'apparente disproportion entre la richesse immobilière accumulée et les revenus publics des propriétaires aurait pu suggérer de poursuivre des investigations dans les comptes bancaires ayant permis pareilles transactions.
Le salaire mensuel officiellement versé par l'Etat gabonais au président Bongo ne se limite-t-il pas à 14 940 euros, selon l'hebdomadaire Jeune Afrique? Celui du président Sassou Nguesso n'est-il pas de 30 000 euros, comme l'indiquent d'autres sources? Quant à Teodoro Obiang, ministre de l'agriculture et des forêts de son père, ne perçoit-il pas officiellement 5 000 dollars (3 400euros) par mois, d'après des sources américaines? Des investigations plus approfondies auraient dépassé le cadre de l'enquête préliminaire de police. Elles supposeraient l'ouverture d'une information judiciaire et la désignation d'un juge d'instruction. Une telle perspective a été écartée par la décision de classement, notifiée le 15 novembre par le parquet de Paris. Mais le dossier pourrait être rouvert si les associations parvenaient à déposer une nouvelle plainte, assortie cette fois d'une constitution de partie civile, comme elles en nourrissent le projet. Cette formule conduit automatiquement à la désignation d'un juge d'instruction, à condition que les plaignants prouvent leur "intérêt à agir".
Même si un juge d'instruction était désigné, de sérieux obstacles surgiraient immédiatement sur sa route. Outre l'immunité dont peuvent se prévaloir des chefs d'Etat en exercice – mais pas leurs familles –, la difficulté résiderait dans la mise au jour des opérations à l'origine d'éventuels détournements. Il faudrait enquêter en Afrique, où des infractions auraient été commises, notamment dans les comptes publics. "La preuve que l'argent public a financé des dépenses privées se trouve dans le pays que contrôle précisément… le bénéficiaire", résume un spécialiste du dossier.
Trois des cinq régimes concernés bénéficient du soutien indéfectible de Paris. Cet appui, renouvelé récemment par Nicolas Sarkozy, ne devrait pas fondamentalement être remis en cause par la récente sortie de Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la coopération, contre le "gaspillage des fonds publics" par certains Etats africains. Or une enquête destinée à faire la lumière sur d'éventuels "biens mal acquis" déborde rapidement les normes policières ou judiciaires. Elle suppose une véritable mise à nu de la relation franco-africaine.

Philippe Bernard

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Corruption : Des accusations d'abus sexuels éclaboussent l'ONU en Côte d'Ivoire
Posted by samemous on 2008/9/9 12:38:06 (1 reads)



L'Organisation des nations Unies a suspendu "toutes les activités" d'un de ses contingents de casques bleus stationnés à Bouaké, dans le centre de la Côte d'Ivoire, à la suite de "sérieuses allégations" d'abus sexuels, a appris Ouestafnews de source autorisée.
"Une enquête interne de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) a révélé des allégations graves et généralisées sur des cas d'exploitation et d'abus sexuels", affirme l'ONU dans un communiqué très laconique.
L'ONU ne précise pas le pays de provenance du contingent incriminé et désormais cantonné dans son camp. Mais selon la radio britannique BBC, la ville de Bouaké était essentiellement sous le contrôle de forces marocaines, bengladeshies et ghanéennes. Toutefois, cette radio ne précise pas la nationalité exacte des soldats qui sont au centre du scandale.
Ce n'est pas la première fois que des accusations d'abus sexuels pèsent sur des soldats chargés d'opérations de maintien de la paix pour le compte de l'ONU.
Dans son communiqué, l'organisation internationale qui affirme avoir ouvert une enquête, a réitéré sa "politique de tolérance zéro à l'égard des cas d'exploitation et d'abus sexuels".
Dans une résolution adoptée cette semaine (le 16 juillet) le Conseil de sécurité de l'ONU avait décidé de proroger le mandat de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire, ainsi que celles des troupes françaises qui la soutiennent jusqu'en janvier 2008.

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General : Qui volera le pétrole de Guinée Équatoriale ?
Posted by samemous on 2008/9/9 12:30:00 (0 reads)


Qui volera le pétrole de Guinée Équatoriale ?

« Chiens de guerre »
Qui volera le pétrole de Guinée Équatoriale ?
par Arthur Lepic*

Eldorado du pétrole, la Guinée Équatoriale a accru son PIB de 60% en un an pour le seul bénéfice du dictateur local qui accumule résidences et comptes bancaires aux États-Unis. Mais cette soudaine richesse aiguise bien des appétits. Alors que le président Obiang a confié sa sécurité à des mercenaires commandés par l’ancien chef d’état-major de l’US Army, son rival réfugié en Espagne, Severo Moto, a recruté d’autres mercenaires, soldats perdus de l’apartheid sud-africain cette fois, pour le renverser. Mais Severo Moto, qui avait déjà échoué en 1997, a été trahi. Ses « chiens de guerre », rémunérés via un intermédiaire libanais déjà impliqué dans les affaires d’Elf au Nigéria, ont été interceptés lors d’une escale au Zimbabwe.


Depuis
Paris (France)



Comme le souligne un percutant rapport de Global Witness [1] paru en mars 2004, dans de nombreux pays d’Afrique, ce ne sont pas seulement les gisements pétroliers qui sont offshore, mais aussi les revenus qu’ils procurent. La transparence n’est pas de mise. Des mercenaires sont facilement recrutés pour renverser des régimes aussi bien au profit d’États, de particuliers que de multinationales. Le résultat est une situation chaotique, désespérante pour les populations locales. Quand Frederick Forsyth écrivit en 1974 dans un hôtel de Malabo, en Guinée Équatoriale, son roman Chiens de guerre, une histoire de mercenaires renversant un régime africain corrompu, il ne croyait probablement pas que sa fiction serait rattrapée par la réalité. En fait, ce qui se passe aujourd’hui est pire qu’il ne l’imaginait.

La Guinée Équatoriale est un petit pays d’Afrique qui compte seulement 510 000 habitants pour une surface de 28 000 km2. Elle comprend un bloc continental qui partage ses frontières au Nord avec le Cameroun, au Sud avec le Gabon, et l’île de Bioko au large où se trouve sa capitale Malabo. En dehors d’une pauvreté endémique, le pays n’aurait guère fait parler de lui si, en 1995, d’énormes gisements de pétrole offshore n’avaient été découverts dans ses eaux territoriales.
Appuyée par des investissements étrangers massifs, aujourd’hui estimés à 6 milliards de dollars, la production de brut s’est envolée pour atteindre 350 000 barils par jour, donnant au pays le taux de croissance le plus élevé au monde, soit une augmentation de 60 % du PIB en 2001.
L’afflux de pétrodollars n’a cependant pas suscité d’enrichissement de la population. La Banque mondiale estime que les revenus pétroliers s’élevaient à 3 millions de dollars en 1993, 210 millions en 2000 et près de 700 millions en 2003, sans impact sur les indicateurs sociaux désastreux. L’ONU précisait en 2000 que 5 % de la population contrôlait toujours 80 % des richesses, 65 % de la population totale vivant dans des conditions d’extrême pauvreté avec environ deux dollars par jour.


Ayant pris le pouvoir en 1979 après avoir exécuté son oncle, le sanguinaire Macias Nguema, Téodoro Obiang Ngema Mbasogo exerce un règne familial, teinté de corruption, de répression politique, de violences, de manipulations électorales et de trafic de drogues. Parler d’enrichissement personnel est ici un doux euphémisme : Obiang détient un compte à la banque Briggs de Washington qui, selon lui, sert à déposer les recettes pétrolières nationales mais dont il est le seul gestionnaire autorisé. Il y aurait placé entre 300 et 500 millions de dollars [2]. Il a d’ailleurs classé les informations sur les revenus pétroliers « secrets d’État », ce qui est très pratique lorsqu’il s’agit d’acheter de luxueuses villas dans les environs de Washington pour plusieurs millions de dollars, ou de financer le train de vie de son fils Téodorin, playboy international et jet-seteur hip-hop. Obiang, qu’on dit atteint d’un cancer de la prostate depuis 1999, semble enclin, ces derniers temps, à léguer le pouvoir à son rappeur de fils.

La Guinée Équatoriale est le troisième producteur de pétrole d’Afrique sub-saharienne après le Nigeria et l’Angola. Il s’agit aussi du quatrième pays en termes d’investissements états-uniens en Afrique, ExxonMobil étant largement en tête des multinationales présentes. Plus de 3000 employés états-uniens du secteur pétrolier sont actifs sur place, vivant en quasi-autarcie dans des lotissements bien gardés. La représentation états-unienne, a été fermée par Bill Clinton, en 1995, après que son ambassadeur, John Bennett, eût été menacé de mort en représailles de remarques de son administration sur l’état des Droits de l’homme [3]. Elle a été discrètement rouverte en novembre 2001 par l’administration Bush qui fait de la Guinée Équatoriale l’un de ses partenaires stratégiques de premier plan. Les États-Unis importent près de 20 % de leur pétrole depuis l’Afrique de l’Ouest (soit l’équivalent des importations en provenance d’Arabie Saoudite) ; ce flux devrait augmenter d’autant plus rapidement que Washington tente de réduire ses importations du Moyen-Orient et doit faire face à la baisse de l’offre mondiale. Pour la protection des installations pétrolières équato-guinéennes, l’entraînement de gardes-côtes locaux a été confié à la société Military Professional Resources Inc. (MPRI), dirigée par le général quatre étoiles Carl Vuono, ex-chef d’état-major de l’US Army. Malgré l’opposition de l’administration Clinton, la firme est également chargée depuis juillet 2000 d’un programme de « renforcement de la sécurité nationale ». Il comprend par exemple la répression de tout rassemblement de plus de dix personnes.

Lors de l’opération « Tempête du désert ».

Après l’installation des oligarques au pouvoir aux États-Unis, les compagnies pétrolières états-uniennes avaient décidé de réhabiliter Obiang pour mener leurs affaires en toute sérénité. Pour cela elles firent appel aux services de Bruce McColm, alors directeur de l’International Republican Institute (branche républicaine de la Fondation nationale pour la démocratie NED/CIA) et vice-président de Freedom House (autre pseudopode de la CIA). Il fit circuler une biographie élogieuse du tyran, vantant ses efforts en vue de « régler les problèmes de Droits de l’homme et des travailleurs » et n’hésitant pas à le qualifier de « premier président démocratiquement élu » du pays (sic).
En février 2002, un banquet est organisé au Navy-Army Club de Washington par le Corporate Council on Africa en l’honneur d’Obiang qui est alors en visite avec des proches. Magnats du pétrole et personnalités du département d’État se disputent la meilleure place et font l’éloge du futur « Koweït africain ».


Ces projets, qui créent bien des tensions entre le fils d’Obiang et d’autres membres de la famille liés aux services de sécurité, ont été sérieusement menacés quand, le 7 mars 2004, 64 mercenaires, principalement angolais, sud-africains et namibiens ont été arrêtés au Zimbabwe (ex-Rhodésie). Ils faisaient escale en avion, en provenance d’Afrique du Sud, et selon Harare devaient embarquer des armes avant de mettre le cap sur la Guinée équatoriale. À leur tête, Simon Mann, ancien officier des SAS qui avait rencontré quelques jours auparavant le Colonel Tshinga Dube, directeur de l’industrie de défense zimbabwéenne, afin de finaliser un accord de vente d’armes pour la somme de 180 000 dollars [4]. Après avoir quitté les SAS en 1985, Simon Mann avait co-fondé la société de mercenariat Executive Outcomes qui avait pignon sur rue en Afrique du Sud et à Londres. Cette société, aujourd’hui dissoute, s’est illustrée dans les années 90 en assistant le gouvernement angolais dans sa lutte contre les rebelles de l’Unita et a par ailleurs recruté un grand nombre d’anciens mercenaires du Bataillon 32 des Forces spéciales sud-africaines, responsables de la mort de militants anti-apartheid.

Parallèlement, 15 autres mercenaires présumés étaient interpellés à Malabo, soupçonnés d’être le groupe de reconnaissance chargé d’organiser la tentative de coup d’État pour renverser Obiang. L’un d’entre eux, Nick du Toit, admettait plus tard à la télévision avoir préparé ce coup d’État pour le compte du gouvernement en exil de Severo Moto Nsa, réfugié en Espagne depuis une autre tentative de prise de pouvoir avortée en 1997. Ces putschistes leur auraient promis la somme de 1,8 millions de dollars ainsi que des parts dans l’exploitation des gisements équato-guinéens. Mais de tels aveux n’ont qu’une valeur indicative dans la mesure où ils peuvent avoir été extorqués sous la torture, dont le régime d’Obiang est familier [5].

Quoi qu’il en soit, le Boeing 727 arraisonné à Harare a été vendu par la firme US Dodson Aviation à Logo Logistics, société de sécurité britannique basée aux Iles Vierges. L’un de ses dirigeants, Charles Burrows, confirme son implication dans l’opération, tout en assurant que le vol devait acheminer des hommes et du matériel vers des mines situées au Burundi et en République démocratique du Congo. Néanmoins, notre confrère Africa Confidential s’est procuré des copies d’un « accord d’investissement » passé entre Logo Logistics et Asian Trade and Investment Group SAL, société basée au Liban qui selon des sources de l’armée sud-africaine a financé l’opération. Le ministre de l’information équato-guinéen a pour sa part accusé le businessman libanais Ely Calil d’être impliqué. Ce que dément ce dernier tout en admettant avoir soutenu le gouvernement en exil de Severo Moto Nsa, avec qui il entretient des liens amicaux. Calil, qui fit fortune dans le commerce du pétrole nigérian, avait par ailleurs été inquiété en France, puis relaxé en appel, dans le cadre de l’affaire Elf pour des commissions versées via des filiales d’Elf au dirigeant nigérian Sani Abacha. Néanmoins les commissions font toujours l’objet d’investigations.

Le sort de la Guinée Équatoriale semble donc aux mains de bandes rivales. Mais, au vu des enjeux pétroliers, il est peu probable qu’elles ne soient pas, chacune, contrôlées par de grandes puissances.
Arthur Lepic
Journaliste français, spécialiste des questions énergetiques et militaires

ou va l'argent du petrole algerien
Le gouvernement algérien semble être très fier d’avoir réalisé une performance jamais égalée en matière de réserve de change, en effet avec cette embellie financière qui repose sur un matelas de plus de 100 milliards de dollars, et qui sera de l’ordre de 200 milliards à la fin de l’année. Avec cette réserve l’Algérie est sortie momentanément de la zone de turbulence, cependant cette euphorie pourrait s’estomper à la moindre secousse des marchés pétroliers ou des marchés financiers.
C’est grâce à une conjoncture caractérisée par une hausse sans précédent des prix du brute, que l’Algérie a engrangé des surplus financiers substantiels, une aubaine pour le gouvernement en place, qui s’est attelé a rétablir les équilibres macroéconomiques en premier lieu, et de lancer de grands chantiers à travers différents programmes, en vue de mettre sur rail une économie agonisante, et améliorer les conditions de vie d’une population meurtrie par une décennie de terreur.
Sept années se sont écoulées depuis le lancement du premier plan de relance économique (2001/2004), le second plan de soutien est déjà à sa quatrième année, le bilan n’est pas aussi reluisant tel que jugé par le gouvernement. De la modeste partie des fonds réservée à cet effet (15 à 20% du total des recettes), le décollage promis de l’économie algérienne ne s’est pas toujours accompli, les résultats ne sont pas à la hauteur de l’optimisme affiché par les initiateurs de ces programmes.
L’Etat ayant privilégié l’investissement dans l’infrastructure, qui bien que nécessaire au développement, n’assure pas la croissance, par contre le gros du pactole a été placé sous forme de bons de trésor auprès du trésor américain, moyennant un taux de rémunération dérisoire, qui est dépassé par l’inflation et surtout par le taux de dépréciation de la monnaie américaine.
Cet état de fait découle d’un manque de vision, et d’une prudence très mal placée, sous le prétexte que l’économie nationale n’a pas la capacité de consommer un tel flux de trésorerie, privant ainsi cette même économie d’un apport providentiel, et une chance inespérée, pour sortir une fois pour toute de ce marasme généralisé.
Le fait d’avoir opté pour la solution de facilité, une sorte de thésaurisation, au lieu de l’investissement créateur de richesses et garant d’une croissance soutenue et durable, ou dans le pire des cas la création d’un fonds souverain ou d’une caisse d’investissement, dénote d’une faillite intellectuelle de la classe dirigeante, et d’un manque de considération aux aspirations de la majeure partie du peuple dont le pouvoir d’achat est laminé par l’inflation, et qui s’enfonce de plus en plus vers les abysse de la pauvreté et du dénuement le plus total, au temps où l’Etat étale sa richesses d’une manière ostentatoire, au vu du train de vie de l’administration et de la classe dirigeante.
Cependant le résultat probant est palpable de cette manne providentielle, et qui semble de loin le mieux senti par le citoyen, n’est pas ce bien être promis, mais une généralisation de la corruption qui est devenue une institution, de la dilapidation, de malversations et autre détournements de deniers publics.les dizaines de scandales financiers dénoncés par la presse n’est que la partie apparente de l’iceberg, l’essentiel de cette magouille institutionnalisée ne sera divulgué qu’une fois l’équipe actuelle ne sera plus aux commandes, sous d’autres cieux à l’abri de toute poursuite.
En conclusion, pourquoi les décideurs s’obstinent à pomper le maximum du pétrole alors qu’ils savent pertinemment que l’économie nationale n’a pas la capacité d’absorber les revenus de la vente, alors au lieu de financer l’économie américaine, et d’enrichir les entreprises étrangères de ‘‘désinvestissement’’ installée à l’occasion en Algérie, dans les secteurs producteurs de profits et non de richesses, ou de gaspiller cette manne financière, de grâce laissez cette ressource rare et non renouvelable, dans son milieu naturel, elle est plus en sécurité, et pensez aux générations futures, préservez leur au moins une partie de cette richesse au lieu de leur laisser un désert (au sens propre et figuré du terme),en vertu de ce développement durable qui agrémente vos discours , ils sauront surement l’utiliser mieux que vous.

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